L’urbanisme transitoire, qu’est-ce que c’est ?

le 17 décembre 2019 0 commentaire

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Urbanisme transitoire, temporaire, éphémère… autant de termes en vogue ces dernières années dans la gestion de nos villes, mais que recouvrent ces concepts ?

Tout d’abord ces trois termes désignent des procédures bien différentes.

L’urbanisme éphémère relève d’une démarche évènementielle sur une temporalité très courte. En général réalisés dans l’espace public, les projets d’urbanisme éphémères sont souvent rattachés à une approche artistique ou tout du moins festive qui permet de questionner notre rapport à la ville.

L’adjectif temporaire qualifie des occupations provisoires, sur un temps défini ou non, mais qui n’ont pas forcément vocation à influer sur le projet urbain futur.  On pense souvent à des friches urbaines qui accueillent des fonctions et usages durant un certain temps, avant que ceux-ci ne laissent place à une nouvelle vocation des lieux.

Enfin l’urbanisme transitoire renvoie, comme son nom l’indique, à une notion de transition. Des aménagements sont mis en place pour accompagner un changement urbain, et sont forcément en lien avec le projet final, s’inscrivant dans une logique de préfiguration.

Pourquoi choisir l’urbanisme transitoire sur la place Grandclément ?

Les aménagements transitoires permettent de tester, d’expérimenter en lien avec les usages existants. Ils se construisent selon une approche contextuelle, en fonction de l’identité, des besoins et des caractéristiques des lieux et de ses usagers. Souvent peu couteux, mobiles et évolutifs, ils peuvent s’adapter à l’envie et s’inscrivent dans une temporalité donnée, en fonction de celle du projet définitif. Ils peuvent donc être modifier au besoin, selon les retours des différents partis de la fabrique de la ville, avant de laisser place au projet pérenne.

À terme, ils permettent de nourrir le futur projet urbain de leurs enseignements. Cette phase transitoire porte ainsi l’avantage de produire un projet plus durable (adapté aux usages d’aujourd’hui et de demain), et de garantir une certaine appropriation des usagers qui ont participé à leur conception et évaluation.  

L’objectif de cette démarche sur la place Grandclément est de profiter de cette année de vacance avant le début des travaux afin de tester de nouveaux usages. Cela permettra de proposer un projet riche des contributions des usagers de la place et au p^lus proche de leurs attentes. 

Il s’agit donc d’une démarche expérimentale, itérative et participative.

Une démarche participative ?                                                         

L’urbanisme transitoire mobilise des acteurs très différents : les pouvoirs publics (ville et métropole), les maitres d’œuvre du projet futur, des architectes, des paysagistes, mais aussi et surtout les habitants et usagers des lieux, ce qui marque la dimension collaborative du projet.

À travers une réflexion participative, ils permettent d’imaginer collectivement le devenir de l’espace public. Les usagers sont ainsi invités à co-produire le diagnostic sur les besoins du lieu, et à participer à l’élaboration des aménagements transitoires. Par la suite, l’évaluation des effets et de l’appropriation des aménagements transitoires permet à chacun d’exprimer son avis, et ainsi de nourrir le projet futur des besoins locaux.