À Lyon, la transformation de la Presqu’île s’engage d’ici à l’horizon 2030. L’objectif : un cœur de ville plus calme, plus vert ! Pour que demain le centre de Lyon soit agréable à vivre pour toutes les générations et tous les usages. Un défi ambitieux et de long terme à imaginer ensemble. 

Contexte

Depuis 10 ans, notre façon de nous déplacer en centre-ville a beaucoup évolué au profit de la marche, du vélo et des transports en commun. Pour exemple, dans la presqu’île lyonnaise, environ 80% des déplacements pour se rendre en ville se font autrement qu’en voiture. Et, une fois sur place, cette dernière représente moins de 3% des circulations internes.

Or l’espace public n’a pas encore suffisamment évolué pour accueillir cette multiplicité de modes : trottoirs étroits, circulations conflictuelles entre piétons, cyclistes et véhicules motorisés… Combinée à l’urgence climatique, la transformation des centres-villes est devenue une nécessité pour des cœurs urbains agréables à vivre et attractifs.

C’est pourquoi la Métropole de Lyon initie plusieurs opérations de mutation de ses centres urbains, en association avec les communes. La transformation de la Presqu’île de Lyon est un de ses projets les plus ambitieux.

 

Quelles visions pour la Presqu'Île de demain ?

Et si, demain… La Presqu’île devenait un vrai quartier « à vivre » pour toutes et tous. Une ambition possible en intervenant sur les mobilités, les espaces publics ou encore la végétalisation.

  • une Presqu’île à vivre… ensemble : accueillante pour tous et toutes, toujours aussi attractive et riche de son offre commerçante, culturelle et sociale.
  • une Presqu’île à vivre… en famille : adaptée aux besoins des familles qui y habitent. Plus de logements familiaux à prix abordables, en locatif social, en bail réel solidaire, des commerces de proximité, des espaces de détente et de jeux, des îlots de fraicheur etc.
  • une Presqu’île à vivre… plus facile : avec des circulations confortables, calmes et spacieuses pour les piétons et les vélos. 
  • une Presqu’île à vivre… pour flâner : la nature reprend ses droits en cœur de ville ; rues et places se ponctuent de verdure et d’ombrage. Pour des espaces publics plus frais, agréables et conviviaux, pour se retrouver, partager un moment culturel, des loisirs ou faire ses achats .
  • Une Presqu’île à vivre… pour briller : réapproprié, l’espace public, comme un écrin, participera à la mise en valeur des sites emblématiques de Lyon

 

Le projet « Une Presqu’île à vivre »

Pour concrétiser cette vision, le projet « une Presqu’île à vivre » regroupe deux opérations d’envergure, menées par la Métropole et la Ville de Lyon.

> Le réaménagement de la rive droite du Rhône

Il porte sur 2,5 km de quais et ponts entre le tunnel de la Croix-Rousse et l’échangeur de Perrache.

Le secteur, actuellement très routier, subit diverses pollutions. Le lien au fleuve est compliqué et la végétation peu présente ou fragile.

La concertation préalable s’est déroulée fin 2021 (résultats disponibles ici). Une seconde phase de concertation aura lieu mi-2023 avec le maitre d’œuvre désigné. 1ers travaux prévus à partir de 2025.

> L’apaisement de la Presqu’île

Des pentes de la Croix Rousse jusqu’à Perrache, comment rééquilibrer les mobilités et améliorer le cadre de vie de manière durable dans la presqu’île de Lyon ?

Après les opérations ponctuelles de ces dernières années (place des Jacobins en 2013, place des Terreaux et rue Victor Hugo en 2019, etc.), il s’agit, à présent, d’avoir une vision à long terme du secteur, avec une perspective de transformation à l’horizon 2030. Pour y parvenir, les premières réalisations auront lieu dès 2023 et 2024 avant la nécessaire restructuration du réseau de bus en 2025 .

 

Deux enjeux pour un projet au long court

Le projet "Une presqu’île à vivre" s’inscrit sur le long terme et s’articule autour de deux grands enjeux :

  • Libérer l’espace public pour permettre à l’ensemble des usagers d’y trouver une place (notamment les piétons et cyclistes) en rééquilibrant les mobilités
  • Adapter la ville au réchauffement climatique en végétalisant et réduisant les sources de pollutions.

Sur ce territoire, convergent également plusieurs projets connexes : requalification M6/M7, développement des voies lyonnaises, gare de co-voiturage sur le quai du docteur Gailleton, réaménagement des berges du Rhône et de la Saône, aménagement du quai Saint-Antoine et des terrasses de la Presqu’île, etc. Plus d'informations sur ces projets sur www.grandlyon.com 

 

 

Site emblématiques de Lyon : Le secteur, inscrit en totalité (sauf secteur place Carnot en zone tampon) dans le périmètre de l’UNESCO, est riche d’un patrimoine emblématique classé et préservé : Grand Hôtel Dieu, Hôtel de Ville, Place Bellecour, Palais de la Bourse, etc.

 

Apaisement : Appliquée depuis quelques années à la ville, la notion d’apaisement renvoie le plus souvent à des zones à accès automobile restreint, qui redonnent la priorité à un usage collectif de l’espace public, avec des « quartiers ou rues libres », des « rues aux enfants », des « rues scolaires ». Elle implique des décisions en matière de circulation, de stationnement et d’amélioration du cadre de vie (aménagements variés, ludiques, végétalisés, calme, confort, ambiance, sécurité…)

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Statut du thème : En cours et à venir

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